Dans le post "Livres sur la santé", j'ai mentionné un incontournable de Raymond Dextreit,
L'argile qui guérit.
Je voudrais maintenant vous proposer un article sur ce minéral que j'ai trouvé dans un mensuel sur la santé, Biocontact. L'article a été écrit par Jade Allègre, une interne en médecine...
Les informations qu'elle livre sont vraiment intéressantes.
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L’ARGILE : UN DECONTAMINANT UNIVERSEL
Germes, virus, métaux lourds, radioactivité, rien ne résiste à l’argile, ce remède si simple et pourtant aux propriétés si puissantes. A mettre dans toutes les armoires à pharmacie…
Nous sommes tous à la recherche du meilleur décontaminant, de celui qui pourrait décontaminer de notre corps la plupart des produits chimiques, naturels et artificiels, sans oublier les métaux lourds, et, pourquoi pas, les contaminants radioactifs… Et si en plus, ce produit miracle pouvait également être efficace contre les bactéries… Soyons fous, envisageons que, contrairement aux antibiotiques, il supprime aussi les virus. Le summum serait qu’il soit capable d’éliminer les toxines… […]
La réalité dépasse souvent la fiction car ce produit extraordinaire existe bel et bien ! Il s’agit des silicates d’alumine hydratés (kaolinites, smectites, illites, montmorillonites, bedeillite), des minéraux naturels de notre environnement, composés de particules inférieures à deux millièmes de millimètres. Ils piègent les toxiques en les fixant en bordure, à l’intérieur ou entre leurs milliers de feuillets ultramicroscopiques. Les avez-vous reconnus ? Il s’agit des argiles. […]
Le mercure n’y résiste pas
En ce qui concerne les métaux lourds, les silicates d’alumine sont très efficaces contre le mercure. En 1581, Wendel Thumblardt, voleur de grand chemin, accepta, en échange de sa vie, de se prêter à une expérience organisée par des médecins : devant huissier il dut consommer 6,4 grammes de chlorure de mercure – soit trois fois la dose mortelle, excusez du peu – suivi de 4,3 grammes d’argile diluée dans du vin vieux. Bien qu’il en fut « grandement vexé et tourmenté », il guérit. […]
Les animaux le savent bien
Les animaux semblent également au courant : les chimpanzés et les gorilles, les éléphants et les renards, les papillons et les crustacés, ainsi que d’innombrables autres espèces, consomment des silicates d’alumine. Au Pérou, les aras, de superbes perroquets aux plumes de couleurs vives, […], s’accrochent aux falaises pour se détoxifier avec les argiles, ce qui leur permet de consommer des graines peu mûres chargées d’alcaloïdes sans en souffrir, et leur donne ainsi un avantage considérable dans la lutte pour la nourriture (Dr Jared Diamond, revue Nature du 8 juillet 1999).
Haro sur les bactéries et les virus
Quant aux bactéries, les particules argileuses les engluent par un processus physique contre lequel il leur est impossible de se défendre… Cernées par les particules argileuses, qui en outre les inactivent, les bactéries sont évacuées du corps, mais pas tuées, ce qui est crucial. En effet, lorsqu’un antibiotique attaque une population microbienne, il tue la plus grande partie des germes, mais pas tous : une infime minorité survit, quelques individus possédant, par le hasard des mutations, une résistance naturelle à cet antibiotique. Et qui, à votre avis, va pouvoir se reproduire à foison sur ce terrain désormais vierge ? … Avec les argiles, pas d’escalade possible. Parfois, les bactéries ne sont pas virulentes par elles-mêmes mais par les poisons qu’elles secrètent. C’est le cas pour le vibrion du choléra. Les antibiotiques sont impuissants, alors que les argiles fixent aisément la toxine et permettent de l’enlever de l’eau de boisson (préventif) mais aussi de guérir les malades (curatif). Elles furent utilisées avec succès lors de la dernière grande épidémie en Europe. […]
Pour les virus, pas de problème, les particules argileuses les attrapent le plus facilement du monde. Des protocoles scientifiques ont montré que, dans un milieu liquide, le rotavirus, le germe en cause dans la plupart des gastro-entérites, pouvait être capturé en moins d’une minute par une argile smectite. Antoine Montiel, hydrologue expert auprès de la société qui gère l’eau potable de la ville de Paris, l’a confirmé : pour nettoyer l’eau d’un verre contaminé par des germes, il suffit de couvrir la surface d’une fine couche de poudre d’argile verte. Dès qu’elle tombe au fond de l’eau, l’eau est potable… L’association L’Homme et l’Argile effectue des missions de santé en milieu pauvre dans le monde entier et traite l’eau locale uniquement par ce moyen, y compris pour son propre usage, bien entendu.
Et même la radioactivité
Venons-en au pire poison de notre époque : la radioactivité. Après Tchernobyl, le lait des animaux était fortement contaminé par le césium 137 et les scientifiques testaient des argiles comme liants, afin de rendre les produits animaux consommables à nouveau. En Norvège, on a pu démontrer que l’adjonction de 2 grammes d’une argile bentonite par kilo de poids à la ration journalière des vaches permettait de diviser par dis la concentration des radionucléides dans leur lait. En Italie, des chercheurs ont fait consommer à des brebis un sol artificiellement chargé en césium 137 : ils ont pu démontrer que les particules argileuses retenaient les radionucléides pendant tout le parcours dans le corps de l’animal, puis l’évacuaient sans que l’animal n’ait été contaminé.